Marché de la remise en forme

Le marché du fitness Français est celui d’Europe représentant le plus fort potentiel de développement, +10% par an contre 5% en Europe. Le marché Français représente +4500 clubs ; malgré un taux de pénétration encore faible, à peine 8% de la population Française, contre +19% en Norvège, 16% au Pays Bas et Suède, +14% au Danemark, 13% en Angleterre, +11% en Allemagne et Finlande, et +10% en Espagne et Suisses.

Un secteur un pleine forme

Le fitness est déclaré comme le sport le plus populaire dans l’Union Européenne et est le premier sport au monde et en France.


Le marché du fitness français qui a démarré dans les associations ou en structures traditionnelles, sont de nos jours « old school » et le marché souffre encore de la comparaison : fitness = bodybuilding ; mais l’image du fitness tend à changer. La moitié du secteur du fitness en France est constituée par des associations « loi 1901 » ; une concurrence déloyale que la direction départementale de la protection des populations contrôle de plus en plus notamment en ce qui concerne la sécurité.


La moitié des clubs indépendants ont cessé leur activité au profit des franchises. C’est 10% de clubs indépendants qui changent d’enseigne par an pour appartenir à un réseau. Les clubs sous contrat de licence représentent 60% du marché Français. Nous assistons à des rachats de groupe permettant au secteur de se professionnaliser et de démocratiser le fitness.

De nouveaux concepts sont apparus : le low cost (abonnement de 9.90€ à 29.95€ : informatisation et self service), l’accès à la carte/en illimité/en toute liberté (prélèvements mensuels), le « wellness » (bien-être), les clubs à thème (réservés aux femmes/muscu/studios pilates/cross-fit/biking/aqua ou « santé ») et le pure libre accès ; mais certains « concepts » s’essoufflent déjà car l’offre est trop segmentée. L’offre devient de plus en plus diversifiée et les tarifs plus abordables ; la cotisation moyenne Française est comprise entre 40-45€/mois.


La tendance du marché du fitness évolue vers le « consumer centric », le coaching individualisé, les cours collectifs aux résultats rapides (functional training/HIIT/cross-fit, small group training) et ludiques (zumba…/boxe…), vers les micros gyms (studios), vers la digitalisation/le connecté via les nouvelles technologies (applications et séances interactives, indépancemétrie…).


L’offre s’adresse maintenant au jeune public et aux séniors afin de lutter contre la sédentarité et l’obésité ; émergence du « sport-santé ». Avec la hausse de la sédentarité et l’augmentation de l’obésité résultat de la mal bouffe (notamment chez les enfants), les mœurs des Français évoluent. Il y a une prise de conscience avec le « manger-bouger » diffusé par les médias, on vante les bienfaits du sport ; même si nous sommes encore loin du fitness comme un mode de vie. On parle de prise en charge de certaines pathologies ; des prescriptions médicales permettraient de rembourser les abonnements sportifs car il a été démontré que l’activité physique permet de lutter contre le cancer, le diabète, les maladies psychiques et cardio vasculaires, l’ostéoporose…, améliore la capacité physique et la prolonge la durée de vie,
« activité physique = médicament ».


C’est 30% des français qui pratiquent le fitness et la musculation dont 47% qui le font dans un club et 36% déclarent ne pratiquer aucune activité physique.
60% de la clientèle fitness est féminine et +40% des femmes veulent des cours collectifs. C’est 20% de pratiquants qui ont +55 ans, 32% qui ont entre 35-45 ans et 48% qui ont entre 15-35 ans.


Ils recherchent un bon rapport qualité prix, une ambiance et des équipements de qualité ; pour maintenir ou retrouver leur forme (perte de poids), par plaisir, pour se relaxer, pour se défouler ou pour créer des liens sociaux. Les raisons de ne pas pratiquer en club sont le manque de temps et de motivation.

 

Sources : fitness challenge magazine, planet fitness et convention (06/16) (chiffres de l’EHRA)